Comment savoir si une action de fidélisation rapporte plus qu'elle ne coûte ? Une méthode en quatre étapes, avec les formules et un exemple chiffré, pour décider à partir de vos propres données en un mois.
Pour mesurer la rentabilité d'une action de fidélisation, comparez sur trente jours le coût total de l'action au chiffre d'affaires supplémentaire généré par les clients qui sont revenus grâce à elle. Le calcul est simple, mais il faut avoir posé les bons repères avant de commencer. Voici une méthode en quatre étapes, utilisable avec un simple tableur.
On ne peut mesurer une progression que par rapport à une situation de départ chiffrée. Avant de lancer quoi que ce soit, notez pour les quatre semaines précédentes :
Sans ce relevé, impossible de savoir si une hausse vient de l'action ou d'une simple variation de saison.
Le coût d'une action de fidélisation ne se limite pas au prix de l'outil : il inclut les lots offerts, le temps passé et les supports imprimés. Un commerçant qui oublie le temps de son équipe surestime systématiquement la rentabilité.
Le chiffre d'affaires additionnel est celui que n'auraient pas généré les clients sans l'action ; il se déduit en comparant la période test à la période de départ. Pour rester prudent, ne comptez que la hausse du nombre de passages de clients identifiés, multipliée par la marge (et non par le chiffre d'affaires) d'un passage moyen.
La formule en une ligne : (passages en plus pendant la période test) × (marge moyenne par passage) − (coût total de l'action) = gain net.
Le recours à la marge et non au chiffre d'affaires est important : un client supplémentaire qui dépense vingt euros ne rapporte pas vingt euros, mais la part qui reste après les achats de matières et les charges variables.
Fixez avant l'action la règle de décision : au-dessus de quel gain net la reconduisez-vous, en dessous duquel l'arrêtez-vous ? Cette discipline empêche de poursuivre par habitude une action qui ne rapporte pas, ou d'en arrêter une qui monte lentement en puissance.
Les chiffres ci-dessous sont inventés pour illustrer la méthode : ils ne représentent pas un résultat constaté. Un restaurant observe 400 passages sur le mois précédent, avec une marge moyenne de 9 € par passage. Il lance une action pendant 30 jours et note 430 passages. Le coût total (lots, supports, temps) s'élève à 150 €.
Dans cet exemple, l'action est rentable sur un mois, à condition que la hausse ne soit pas due à un autre facteur (jour férié, événement local).
Un tableur avec quatre colonnes (semaine, passages, clients qui reviennent, coût) suffit. Certains outils de fidélisation, dont TakClick, calculent déjà le taux de retour des clients identifiés, ce qui évite une partie du travail. Mais l'essentiel est la discipline : poser le point de départ, ne changer qu'une chose à la fois, comparer après trente jours.
La rentabilité d'une action de fidélisation se mesure en quatre temps : point de départ, coûts complets, gain additionnel en marge, seuil de décision. Commencez cette semaine par relever vos chiffres des quatre dernières semaines : c'est le seul prérequis indispensable.
TakClick est une solution de fidélisation client disponible gratuitement.
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